Découvrez les chercheurs : Augustin Clavreul

NUMERIQUE_Augustin_Clavreul2Après un bac S, spé physique en option audiovisuel, j’ai intégré l’ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers) à Lille en filière apprentissage. Maintenant en deuxième année, je participe au Défi des Bernardins en tant que mentor d’un groupe de 6 classes à Creil avec Guillaume Rolland. Leur projet surnommé « MO6 » à pour but de modéliser le corps humain par différents moyens techniques comme un circuit de bille pour la circulation sanguine ou des robots pour les échanges entre le sang et les muscles. Pilote de ce concours depuis plus d’un an, j’apprécie le contact avec les élèves et leur envie d’apprendre. Un projet jeune pour les jeunes !

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Une tête de robot qui fait « non »… trop facile?!

Notre maitresse nous a demandé de relever un défi, celui de construire une tête robotisée qui fait non. Grâce à ce travail nous avons appris tout seul, comment programmer un robot. On étaient divisés en six groupes pour avoir des idées différentes et nous avons utilisé le matériel suivant :

-une tablette pour la programmation (elle envoie le programme en Bluetooth)
-une boule de polystyrène pour la tête
-un moteur de robot
-une brique de commande (le cerveau du robot)
-un câble pour relier le moteur au cerveau
-le cahier de chercheur pour noter les idées
-des pièces de Lego pour le montage

 Des erreurs…

D’abord, on a fabriqué le robot et tout de suite on a eu des problèmes avec la boule de polystyrène: à force de faire des tests elle ne tenait plus. Alors on l’a remplacée par des roues de Lego auxquelles on a rajouté des yeux et une bouche.

Après la fabrication du robot, nous nous sommes jetés sur les iPad pour programmer.

On a enchaîné les erreurs à cause d’un mauvais raisonnement: on n’avait pas regardé notre corps donc notre programmation était incomplète ou fausse.

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premier programme, premières erreurs

On aurait dû noter les observations du mouvement humain de la tête qui fait non.

Quand on dit non, c’est l’articulation du cou qui fait tourner la tête de droite à gauche, 2 ou 3 fois et la fait revenir au milieu. Grâce à ces observations, on a pu corriger. Merci Fatoumata 😉

On recommence

Pour programmer le robot, nous avons utilisé l’application « Programmation » de Lego. Nous avons créé une nouvelle page pour écrire le programme du robot.

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l’application de programmation

On doit prendre le bloc qui correspond au moteur du robot (celui que nous avait donné la maîtresse).

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Dans le bloc nous avons découvert que l’on pouvait changer plusieurs variables (on pouvait choisir de faire tourner le moteur en degrés, en secondes ou en rotation).

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Quand on a testé la variable « rotation » la tête faisait un tour complet (comme dans la première vidéo, notre tête ne peut pas le faire en vrai) alors que nous voulions qu’elle tourne de droite à gauche. Quand on change les « secondes », le moteur tourne autant de temps que le délai choisi et on obtenait le même  résultat que pour la variable « rotation ».

Nous avons essayé la variable « degrés », on savait que 360° ça faisait un tour complet. On a fait la moitié de 360°, ça faisait 180° (quand la tête fait « non » de droite à gauche).

On a essayé 180°et ça faisait un demi cercle, on a fait la moitié de 180°, ça fait 90° et la tête faisait un quart de cercle (pour la faire revenir au milieu). Nous avons pris 90° et 180° pour que le robot fasse non.

La puissance (première case du bloc) sert à changer la vitesse de rotation de la tête, plus la puissance est élevée plus la tête sera rapide.

Avec le signe – dans les degrés ou la puissance, on change le sens de rotation.

Et voilà!

Au début nous avions fait des erreurs et aussi de bonne choses, nous les avons notées. Grâce à ce travail par essais nous avons réussi à donner l’impression que la tête fait « non ».
Nous avons compris qu’il fallait observer ce que nous devons faire réaliser par le robot.
Nous apprenons aussi comment il faut écrire un article ( respecter un plan, utiliser des mots précis et scientifiques pour expliquer nos travaux, prendre des photos et des vidéos).

A bientôt 🙂

En ce moment nous sommes en train de construire l’exosquelette de notre peluche, et elle sait déjà lever les bras en signe de victoire, on creuse encore pour réussir à la faire se lever de son fauteuil roulant (oui, on est aussi en train de faire un fauteuil roulant qui se déplace tout seul et qui détecte les obstacles).
Il nous reste encore à faire, un bras avec une main pour expliquer le fonctionnement des nerfs quand ils reçoivent un message de douleur ou de contact et un film d’animation pour expliquer ce qu’il se passe entre les cellules musculaires et le sang…

les CM2 de Louise Michel

 

 

« Loading in progress » du projet « la peluche qui valait 3 giga »

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Le projet MO6 a démarré!

4 classes de Creil se lancent dans un défi scientifique de recréer les systèmes du corps humain à l’aide de robots, de circuits et d’autres moyens encore un peu secrets pour le moment.

Pour les cm2 de Louise Michel, le projet « La peluche qui valait 3 giga » a commencé dès le mois de décembre par une phase de recherche sur 3 systèmes:

  • squelettique
  • nerveux
  • musculaire

Aucun cours n’a été donné sur ces derniers, l’objectif étant de les rendre acteurs de leur investigation.

Objectif pour les élèves: 

Faire des recherches en vue de préparer un exposé devant d’autres élèves du projet MO6, pour leur expliquer les systèmes qu’ils étudieront.

Pour moi, l’objectif était de les amener à entrevoir leur sujet d’étude des 4 mois à venir, à discuter de leurs démarches, de leurs sources, de leur questionnement, des choix des infos qu’ils décident de retenir, comment ils les organisent…

Ils travaillent par groupe de 2 sur un des systèmes et forment d’une équipe de 6 pour les exposés.

Premières notes dans leur cahier de chercheur.

Premiers exposés: 

Devant leurs camarades de classe, leurs premiers essais et leurs premiers constats:

  • « un élève qui lit ses notes, ce n’est pas intéressant… »
  • « les infos sont en bazar… Il faut avoir un plan! »
  • « on a besoin de schémas pour mieux comprendre ce qui est dit… »
  • « on aime bien ceux qui expliquent bien, sans mot compliqué ou qui les définissent… »
  • « c’est difficile de regarder un groupe, de parler assez fort, de ne pas être intimidé. »
  • « il faut faire des phrases claires, avec  beaucoup d’informations et faire comme au théâtre… »

Pour les aider, je mets à leur disposition 3 schémas par système, pour soulager la charge cognitive liée aux exposés. Ces 3 illustrations leur permettaient d’organiser leur intervention et me donnait l’occasion de vérifier la compréhension de leur recherche documentaire.

JOUR J

Le vendredi 18 décembre, les 4 équipes de chaque classe se sont réparties dans les salles, avec la lourde tâche de représenter les travaux de leur école. Certaines sont chargées de schémas, de transparents, de bricolages ou de stéthoscopes !

Tous les élèves ont pris la parole, ont surmonté leur trac et ont partagé les résultats de leurs recherches. Ils ont répondu aux questions de leurs auditoires, et ont parfois dû admettre qu’ils ne pouvaient y répondre pour le moment, mais promettaient d’essayer d’y répondre ultérieurement par mail ou Twitter.

 

Modélisation des Systèmes Organiques

Anne Sophie Debavelaere, Orlane Diandy, Joëlle Lefort, Patrice Clair, Romain Nafteux, Nicolas Redouté, Lysa Machado, Thibault Rocher et Julien Appert présentent :IMG_0198

Un projet pédagogique pluridisciplinaire de modélisation en réseau des systèmes organiques du corps humain.

Quatre classes de cycle 3 de Creil sont engagées dans ce projet. Elles devront collaborer pour aboutir à une production finale simulant les différents systèmes du corps humain et leurs interactions.

Dans un premier temps, chacune des classes devra étudier un des systèmes du corps humain (circulatoire, respiratoire, digestif et musculaire).

Fin décembre les quatre classes se rencontreront et par petits groupes,  les élèves exposeront aux autres classes le fonctionnement de leur système.

Dans un second temps,  ils devront modéliser leur système avec différents outils (des parcours de billes, des films en stop-motion et bien sûr des robots).

Pour simuler les interactions entre les systèmes (la diffusion des nutriments dans le sang, les échanges gazeux…), les classes devront communiquer tout au long du projet via « whatsapp », une messagerie internet.

A partir du mois de mai, les élèves se rencontreront à nouveau pour synchroniser leurs systèmes et préparer leurs démonstrations futures au public scolaire de Creil et au collège des Bernardins

 

modelisation

Pourquoi modéliser ?

Nous avons pu observer lors de nos expériences sur les projets Robeez et Robocop 21 que les projets de modélisation technologique du vivant par les élèves, les obligent à faire des allers-retours incessants entre leurs connaissances académiques et leurs savoir-faire techniques. D’une part, les élèves ont besoin d’être experts dans leurs connaissances pour pouvoir modéliser et d’autres part chaque nouvel apport théorique les force à trouver de nouvelles solutions technologiques. On obtient ainsi un cercle vertueux.

Pourquoi travailler en réseau ?

La priorité pour nos élèves est la pratique des langages. En organisant une relation de collaboration entre les classes participantes (via internet et des rencontres   physiques) nous multiplions les situations réelles permettant à nos élèves de :

« Rendre compte des observations, expériences, hypothèses, conclusions en utilisant un vocabulaire précis, d’utiliser différents modes de représentation formalisés (schéma, dessin, croquis, tableau, graphique, texte) et d’expliquer un phénomène à l’oral et à l’écrit. » Domaine du socle : 1

Pourquoi étudier les systèmes du corps humains ?

Les systèmes du corps humain font parti intégrante des nouveaux programmes du cycle 3. Ils sont un sujet d’étude scientifique permettant à la fois l’expérimentation, la recherche documentaire et la modélisation. Les interactions entre les différents systèmes nous semblent intéressantes en vue de notre travail en réseau. Ce thème contribue à l’éducation à la santé.